metalhearted:

“Some infinities are bigger than other infinities.” 
“It’s a metaphor, see: You put the killing thing right between your teeth, but you don’t give it the power to do its killing.” 
― John Green

it’s the true!

metalhearted:

“Some infinities are bigger than other infinities.” 

“It’s a metaphor, see: You put the killing thing right between your teeth, but you don’t give it the power to do its killing.” 

― John Green

it’s the true!

Reviens si tu veux, je n’en ai plus rien à foutre. Toque à ma porte, je ne te l’ouvrirai pas. Reste sur le palier, éméché ou bourré, pleure et cogne, je ne céderai pas. Bois, fume, sur mes escaliers, crie mon nom, je me boucherai les oreilles. Dis-moi je t’aime, je ne te répondrai pas. Arrache-toi le coeur et laisse-le dans ma boîte aux lettres, je le jetterai. Dors sur le paillasson, restes-y des années. Aime-moi de tout ton être, je ne te rendrai rien. Offre-moi le monde, je te dirai que j’ai le mien. Souffre à t’en arracher les veines, je me tairai. Cogne-toi le crâne contre les parois de mon estomac, je vomirai avec toi. Attrape-moi avec ton regard, je ne ferai aucun pas pour toi.
J’ai perdu mon temps, je t’ai donné ma présence, je t’ai donné mon passé, je t’ai donné mes maux, je t’ai fait lire mes mots, je t’ai ouvert la porte une fois, tu as repeint les murs de ton être, tu t’es imprégné dans mon décor, tu t’es cassé le sourire aux lèvres, en me laissant avec tes affaires, je ne sais même pas quoi en faire. Je t’ai donné mes lèvres, je t’ai donné mon sourire, je t’ai donné mon corps alors que je n’en ai étais plus capable, je t’ai également donné mon âme et je ne me retrouve plus maintenant que tu l’as. Mon âme c’est une plante dans ton décor, la tienne n’est que fantôme dans le mien. Je t’ai donné ma gaminerie, je t’ai donné mon temps, je t’ai donné mes clopes et je t’ai donné mes nuits. Je t’ai donné ma confiance, je t’ai donné mon amitié, je t’ai donné ma tendresse, je t’ai donné mes journées et je t’ai donné mes yeux. Je t’ai donné mon avis, je t’ai donné mes préceptes, je t’ai donné mes guerres intérieures, tu m’as laissé perdre ma bataille. Je t’ai donné mes joues, je t’ai donné mon cou. Je t’ai dessiné sur mes feuilles blanches, je t’ai écrit sur ma peau. Je t’ai donné un chemin de ma vie, je t’ai donné la pluie. Je t’ai donné de l’espace et du temps, comme je t’ai donné l’envie. Je t’ai donné une clé, tu l’as égaré et je me suis retrouvée sans refuge. Je t’ai donné mon intérieur, je t’ai donné mon tout. Je t’ai donné ce qu’il me restait et j’ai crée pour te rassurer. Je t’ai donné mes bras et je t’ai donné ma joie. Je t’ai donné mes larmes et je t’ai donné ma foi. J’ai prit le risque de te confier cet organe supposé battre, je ne le sens même plus en moi. Je t’ai donné mes tremblements, je t’ai donné mes peurs. Je t’ai donné ma patiente, comme je t’ai laissé du temps. Je t’ai donné mes remords, comme je t’ai donné mes regrets. Je t’ai donné une lettre, je t’ai donné ce qu’il me restait. Je t’ai donné mon amour comme personne n’en demande. Je t’ai donné ma bénédiction, j’ai oublié que je ne croyais pas en Dieu. Je t’ai donné tout le bien, je t’ai donné ce que je pouvais. Je me suis sacrifiée pour te savoir avec moi.
Tu peux ne pas répondre à mes messages, tu peux éviter mon regard comme tu peux l’appeler, tu peux te taire et m’oublier, tu peux m’effacer comme tu peux y penser, tu peux faire semblant et rester le salopard que j’aie rencontrée. Tu peux t’en foutre comme tu peux attendre. Tu peux prétendre comme tu peux insister. Tu peux sentir l’alcool et la foutaise, tu peux m’hair comme tu peux me détester.

Je n’ai jamais levé mon flingue vers toi, tandis que le tien était toujours rivé vers moi.

Tire, encore. Je ne ferai rien.

(via pripita-zivot)